
LE PORTRAIT
Jean-Louis Garcin, artiste novateur et passionné
Jean-Louis Garcin, artiste peintre, plasticien coloriste et designer, travaille sur divers supports depuis près de quatre décennies. Cofondateur avec Marc Chostakoff de l’atelier galerie Dinosart à Marseille, il a participé en mai et juin à une exposition exceptionnelle pour rendre hommage à Alain Cyprien-Glauzy décédé il y a trente ans.
Dès ses débuts, cette galerie s’est voulue un lieu de travail pour les artistes et un véritable laboratoire d’expériences et d’échanges avec, pour l’époque, des pratiques avant-gardistes. Aujourd’hui la galerie Dinosart, sise 16, rue Frédéric Chevillon à Marseille, à une encablure du parc Longchamp, est un lieu associatif qui donne des cours de dessins, de peinture toutes techniques, et organise des événements ou expositions.
Grâce au cadre associatif de l’atelier, les cours regroupant une vingtaine d’élèves bénéficient d’un tarif abordable tous les mercredis et samedis. Les valeurs de partage et l’état d’esprit demeurent. Selon Jean-Louis Garcin, « il ne s’agit pas de peindre la vie, mais de rendre vivante la peinture qui est un moyen de mettre la couleur, la matière, au niveau des sens ». C’est un passionné qui cherche à faire passer ses émotions pour les partager.
Cet artiste atypique et novateur, né en 1962, est diplômé à l’âge de 22 ans de l’école des Beaux-Arts de Marseille. La même année, lors d’un voyage à Paris, il visite le tout récent centre Beaubourg, et y découvre un peintre encore très peu connu à l’époque et qui va marquer durablement sa sensibilité de jeune artiste. Pierre Bonnard oriente son style coloré et l’influence encore aujourd’hui.
La peinture de paysages réalisés par petites touches faisant appel aux souvenirs — banc, buisson, bosquet, couleurs… — marque ses créations. Mais toutes les formes d’expressions artistiques l’intéressent. Depuis trois ans, le projet nommé The Color Dress faisant sortir ses modèles de la toile par la mise en scène de robes spécialement créées, donne une relecture de sa peinture. Des vidéos artistiques et musicales, accessibles sur Youtube, rendent compte du travail accompli, tant graphique que visuel.
Il réalise entre autres, de remarquables geishas sur foulards, coussins et toiles. Toujours avec une inspiration japonisante, il fait des paysages à la peinture à l’huile, ou des travaux d’harmonie de couleurs. Conscient des difficultés financières à s’offrir un original d’art, il utilise le numérique pour réaliser des copies à moindre prix mais en nombre très limité de ses œuvres sur tous supports nobles (toiles, coussins, tentures de velours ou de satin). À partir de ses tableaux, il peut également faire confectionner des robes uniques et sur mesures.
Jean-Louis Garcin emprunte aujourd’hui une piste japonisante opposée à la peinture avec perspective classique. Il travaille avec la couleur « qui construit les jeux de profondeur et les mises en abimes », et confie que son vœu le plus cher est de transmettre au plus grand nombre.
G.N.
➜ peintre-plasticien-jean-louis-garcin.com et facebook.com/AssociationDinosart. Mail : atelier.dinosart@gmail.com