+33 6 60 54 32 32 jeanlouis.garcin62@gmail.com

Rêves, autoportrait, huile sur toile 50 X 50 cm, 1994.

Rêves, autoportrait, 1994, huile sur toile 50 X 50 cm. autoportrait sur palette couleur orange, bleu complémentaire.
Rêves, autoportrait, 1994
Jean-Louis Garcin
Huile sur toile, 50 × 50 cm

Un visage renversé, yeux fermés, tête basculée vers l'arrière — abandon total, intériorité absolue. C'est le peintre lui-même, trente ans de moins. La palette est violente et chaude — orange brûlé, bleu cobalt intense, noir — couleurs complémentaires poussées à leur maximum de tension.
À gauche, une palette de peintre — jaune, noire, percée de son trou — flotte dans la composition comme un second visage, un alter ego. L'outil et l'homme se confondent dans le même espace, la même lumière.
Le visage est traité en empâtements chauds, presque sculptural. Les bleus du fond l'envahissent — couleur qui déborde le contour, refuse la séparation entre la figure et l'espace.

Ce qui frappe
Entre Boboli 1983 et Rêves 1994 — onze ans. La couleur a explosé. La construction raisonnée du jardin florentin a cédé à cette fièvre chromatique, à ce bleu-orange qui ne négocie pas.
Le titre dit tout — Rêves. Les yeux fermés du peintre ne sont pas sommeil. Ils sont concentration maximale, vision intérieure, l'état dans lequel la peinture se fait vraiment.
Avec Boboli, c'est la deuxième toile fondatrice — l'origine et la révélation. Le jardin appris, le feu trouvé.
Ces deux toiles ensemble pourraient ouvrir toute l'exposition — le chemin parcouru en onze ans, visible d'un seul regard.
Rêves, autoportrait, 1994, huile sur toile 50 X 50 cm