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« L’embrasement du jour », 105 X 87 cm, 2026.

Huile sur toile, format vertical. Un arbre dénudé se dresse au centre — troncs multiples, branches nues et calligraphiques, écriture sombre sur un fond incandescent. Ce fond est la véritable force de la toile : un dégradé de rouge sang en haut vers l'orange brûlant au centre — chaleur maximale, presque insoutenable. Le ciel n'existe plus. Il n'y a que ce feu. En bas, rupture totale. Un sol de neige bleue — froide, lumineuse, inattendue — couvert de végétation basse en touches vives : verts acides, roses, rouges, jaunes. Des rochers moussus affleurent. Quelques fleurs roses persistent à gauche, têtues, vivantes. L'arbre est nu — mais il tient. Il n'est pas mort. Il est entre deux états, entre deux saisons, entre le feu du ciel et la neige du sol. Ce qui frappe C'est la toile de la tension maximale — deux couleurs complémentaires, deux températures opposées, deux saisons simultanées. L'orange-rouge et le bleu-blanc ne se négocient pas. Ils coexistent sans transition, séparés par la seule présence de l'arbre. L'arbre calligraphique rappelle Lacis, Nuit arbres blancs — mais ici dans une lumière inverse : pas la nuit, le feu. Les branches sont des traits noirs sur de la braise. C'est aussi la toile la plus proche de l'art japonais par l'esprit — cet arbre nu sur fond uni, cette économie de la figure dans l'espace, cette façon de faire tenir un monde entier dans quelques branches.
« L’embrasement du jour », huile sur toile, 105 X 87 cm, 2026.