Var Matin — Publié le 12/02/2020

La-Seyne | Culture
Ressenti, émotions et explications pour le Art-thé de Jean-Louis Garcin
L’exposition actuelle de Jean-Louis Garcin à la Maison du Cygne est hautement appréciée. Le public est ainsi venu en nombre rencontrer l’artiste lors de l’Art-thé, l’occasion d’en apprendre davantage sur ses motivations, lui faire part de ses ressentis et lui poser des questions.
À ses qualités d’artiste peintre, plasticien et designer, on peut aussi y ajouter celle d’orateur. Il a ainsi parlé avec simplicité et passion de son amour pour la couleur, le paysage et la femme.
« Je ne peins pas dans la nature. Mes paysages sont donc irréels mais je les construis pour donner une impression de déjà-vu. »
Clin d’œil poétique
Le titre de son exposition a interrogé : « Tant que la vie me laissera le temps de peindre ». Il s’agit tout simplement d’un clin d’œil à l’un des poèmes de son ami Yves Gerbal, qu’il connaît depuis trente ans, dont voici un extrait :
« Tant que le temps le gardera vivant, il sera cet homme qui peint, qui trace son chemin, serein, pour sauver un peu de beauté tant qu’il est encore temps. »
La notion de beauté est très importante pour l’artiste, bien qu’il ait pu parfois être raillé par des artistes plus normés. Une personne du public a appuyé ses propos :
« Les imbéciles ne voient le beau que dans les belles choses. La beauté est partout, mais il faut savoir la voir et l’interpréter. C’est ce que vous faites à la manière de Bonnard. »
Jean-Louis, qui s’est inscrit aux Beaux-Arts dans les années 1980 suite à l’exaltation ressentie à l’exposition de Bonnard au centre Pompidou, a volontiers accepté ce compliment. Une dame a rajouté :
« Vos geishas montrent plus que la beauté de la femme. Elles soulignent la délicatesse de leur pas, leurs postures élégantes. Merci de cette délicate interprétation de la femme. »
Jean-Louis s’est dit ému par les retours de ce public si présent et satisfait, qui a compris que sa peinture ne s’intellectualise pas, mais se regarde. Une chose est sûre, le public a ressenti la bienveillance, la poésie et la beauté chères à l’artiste.

P. B.
